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mercredi 24 août 2016

Attention les chinois arrivent ! Pas les clients, seulement des investissements capitalistiques.

Document créé le 31 aout 2016

MAJ le 27 septembre 2017



Alors qu’était annoncé l’entrée de capitaux chinois dans la Compagnie des Alpes (CDA), certains élus se sont manifestés pour s’inquiéter de la dure réalité économique : l’investissement capitalistique dans les entreprises est internationale ! 

Le capitalisme est mondialisé en 2016,  une sacrée découverte pour certains !

Divers articles de presse


On peut se demander si ces élus sont foncièrement protectionnistes… s’ils connaissent les règles d’une économie mondialisée … ou s’ils ont communiqué par opportunisme/clientélisme ? 

L’arrivée des capitaux chinois en Europe n’est pas une nouveauté. Depuis le port du Pirée, en passant par le Club Med et directement dans un certain nombre d’entreprises liées au tourisme, ces investissements se développent dans l’industrie et ont même investi dans différents clubs de football comme Sochaux ou l’Inter de Milan.

L'Echo touristique, dossier août 2016

Les Echos par François Candelon le 10 août 2016
Le Figaro par Isabelle de Foucaud le 09 septembre 2015

Pourquoi s’inquiéter de leur entrée au capital de la Compagnie des Alpes, alors même que les acteurs de la montagne fantasment depuis des années sur les millions de clients chinois devant venir sauver l’économie de stations structurellement condamnées (selon eux) à croitre ?

Pourquoi une telle réaction alors que la majorité des élus locaux de nombreuses « grandes stations » font confiance à la Compagnie des Alpes pour « gérer » leur délégation de service public (DSP) des transports que sont les remontées mécaniques ?

Ils pourraient gérer en régie directe leurs remontées mécaniques, ils ont choisi un mode de gestion déléguée confiant à des sociétés privées ou à des Sociétés d’Economie Mixte ou Sociétés Publiques Locales (SEM/SPL) de le faire à leur place. Ces entreprises sont donc tenues à des résultats mais ont également leur stratégie propre pour préserver leurs intérêts.

L’arrivée de capitaux chinois correspond à une stratégie internationale engagée depuis de nombreuses années pour développer les échanges commerciaux. Au–delà de ce que nous savons des contraintes chinoises pour les entreprises qui souhaitent s’implanter en Chine (produire sur place ou faire de la participation croisée de capitaux, ce qui est le cas de la CDA) ce débat apparait comme sur-réaliste !

Dès lors, comment comprendre qu’ils ne manifestent pas leurs craintes au développement des nombreux projets de Club Med dans les Alpes ? Le Club Med acheté par FOSUN société d’investissements chinois ! 

Le Dauphiné Par Antoine CHANDELLIER | Publié le 31/08/2016

C’est paradoxal, les élus se réjouissent de ces créations de nouveaux villages Club Med! Taxes en prévisions, promesses d’emplois, communication assurée par le Club Méd…et les entrepreneurs locaux qui doivent construire ! Quand le BTP va…

Et puis « c’est pour une montée en gamme ! » Une des lubies, alors que les prestations de moyennes gammes tendent à voir leurs prix augmenter plus que leur qualité… et les clients moyennes gammes quitter les montagnes. 

Mais tous ces projets, pour quels clients ? Qui va remplir ces nouveaux Club Méd ? Quels modes de consommations en station ? Pour quel modèle de gouvernance locale ?


Les clients oui, les capitaux non ! 

Imaginons le pire, les chinois finiraient par imposer aux français des normes d’accueil qui « révolutionneraient » leurs façons de faire du tourisme ! Ou de ne pas faire, lorsqu’on constate la médiocrité de l’accueil des clients rarement considérés comme de véritables « guests ». 
Pour le moment, les bons exemples sont ailleurs, Suisse, Autriche, Italie, Amérique du Nord… 

La France touristique est un fait, la médiocrité d’une partie des prestations proposées est sans cesse pointée du doigt y compris à l’international (et pas seulement en montagnes). Et développer la marque Qualité Tourisme en est la preuve, si la qualité était un élément constitutif de nos offres nationales, la démarche n’aurait pas lieu d’être…


Où est la crainte de cet investissement chinois dans le capital de la Compagnie des Alpes ? 

Alors que la CDA, société privée liée structurellement à la Caisse des Dépôts et Consignation, reste un acteur qui œuvre pour développer les grandes stations françaises en s’engageant même dans la rénovation et l’investissement immobilier (ce que les stations ne font pas !); pourquoi s'inquiéter de la sorte ?


Le modèle économique des stations est-il en question ? 

Les élus, qui ont laissé depuis de nombreuses années certains acteurs économiques de la montagne décider des stratégies de développement de l’économie en montagne, s’inquiètent brusquement d’éventuelles décisions de leurs investisseurs (sic ???).  A quel moment se sont-ils véritablement penchés sur les souhaits des investisseurs initiaux, les propriétaires de logements à qui on a vendu le bonheur d’avoir un bien en station touristique  depuis plus de 40 ans ?

La gouvernance locale est laissée depuis des années au bon vouloir des acteurs motivés. Seuls, ceux qui sont principalement centrés sur le développement du ski l’hiver ont construit des stratégies. Même si certains d’entre–eux ont oublié que dans un marché mature, les recettes du passé élaborées dans une période de croissance ne sont plus efficientes.

Mais la gouvernance locale est en panne et les élus « hypnotisés » (pour ne pas dire convaincus…) par la montée en gamme des produits et le sauvetage par les clientèles étrangères fortunées.

Congrès ASRDLF Juillet 2016 Gatineau, Québec

Mais les stations ont-elles les produits compatibles avec leurs souhaits ? 

Ce ne sont pas les quelques établissements d’exceptions aux prestations irréprochables (hôtels, commerces, bars, restaurants,…) qui pourront sauver un marché mature, déclinant et dont une grande partie des prestations n’a pas un bon rapport qualité/prix.


Pourquoi craindre l’apport financier des chinois à la CDA, principalement lié aux  conditions d’entrée sur le marché des stations en Chine ?

Et si la CDA ne renouvellerait pas ses participations aux DSP ?

Ce serait peut être occasion pour les stations de reprendre le contrôle de leurs outils économiques ? Certains en rêvent depuis l’accident industriel de Transmontagne de 2007 qui a vu Chamrousse reprendre la maîtrise de ses remontées mécaniques.

Mais d’ici là, il faudrait que la question du modèle économique d’une activité sensible au réchauffement climatique restant ancrée sur le développement systématique de l'hébergement soit posée. Et que l’arrêt des constructions de lits dans des zones touristiques ayant plus de 50% de lits froids soient considérés comme une priorité.

Mais cela sous-entendrait de se poser beaucoup trop de questions auxquelles, certains élus et certains acteurs économiques ne sont pas près d’accorder la moindre importance.


Alors ne "chinoisons" pas et restons sur :

Béton ! Canons (avec quelle eau) ! Pognon  (mais de qui ?) !

Au moins à court terme.



En 2008, un acteur significatif de l’économie locale de Haute-Tarentaise était bien seul lorsqu’il confiait : « Si l’on veut continuer notre activité économique, il va falloir accepter de diminuer nos marges ».

Aujourd'hui encore les promoteurs de nouveaux modèles d'organisation de l'économie des zones de montagnes sont bien trop peu nombreux et la véritable Gouvernance locale enterrée sous la neige devenant de plus en plus rare !



2 septembre 2016

Il n'y a as que les chinois, les américains aussi …

Maritima Info Publié le : 30/08/2016 à 06h20 Par J.Darras

L'Humanité par NICOLAS GUILLERMIN le 2 septembre 2016

Le Nouvel Economiste par Julien TARBY le 26 août 2011









28 septembre 2016

CKGBSB Knowledge par LIU SHA publié le 26 septembre 2016




7 octobre 2016
Le diagnostic passéiste de certains.
La Dauphiné Libéré par Antoine Chandellier publié le 7 octobre 2016

Vouloir construire encore est une absurdité, preuve que certains acteurs de la montagne n'ont pas compris la situation.  
Se lamenter de la baisse des aménagements et ne proposer que des investissements en remontées mécaniques et neige de culture est la preuve d'un décalage entre l'état du marché, les attentes de la clientèle et la vision de certains professionnels. 

Si les températures sont encore autour de 10° comme à noël dernier, les canons se serviront à rien (sauf à avoir gaspillé de l'argent). 

Aucune station ne fait 100% de remplissage ni en février, ni la semaine du nouvel an ! Ce n'est pas par manque d'infrastructures pour le ski qu’il n’y a pas de client. Mais il manque des aménagements hors ski et surtout un autre modèle économique ne reposant pas sur des lits appartenant à des propriétaires individuels et qui pousse les acteurs à construire encore plus. Avec 50 % de lits froids, ce ne sont pas des remontées qu'il faut, mais reprendre les lits existant pour faire vivre les stations. 

Dans le même temps, il faudrait aussi revoir le rapport qualité/prix de l’offre. Les forfaits de ski sont les moins chers du monde mais un séjour coûte très cher… Avec un business model construit pour 5 mois /an, il est clair que certains vont dans le mur ! Mais pas un mur de neige.


Les propositions de l'ANMSM (Association Nationale des Maires des Stations de Montagne)

A lire avec attention les propositions concernant l'immobilier de la page 18 à 21
"Le soutien aux constructions neuves et à la réhabilitation de l’immobilier de loisir"…

Nous sommes en 2016 et les acteurs ont très peu évolué sur le modèle économique. Il reste organisé à partir d'un hébergement touristique mis à disposition par des propriétaires privés individuels…… Ce modèle a montré ses limites mais on persiste dans cette voie ! C'est un échec il faut savoir reconnaitre que ce modèle n'est plus pertinent et reconstruire un autre développement touristique.

La reprise des hébergements existant devrait être organisée dans chaque station. Il faut arrêter les constructions il y a déjà trop de lits.



Lire ou relire… et comprendre
Certains éléments ont été repris dans les rapports de 2010 et 2015…

Julien Noël (2002), Bilan et perspectives de l’immobilier de loisirs dans les stations touristiques, analyse d’impact de la loi Demessine -Défiscalisation des résidences de tourisme dans les Zones de Revitalisation Rurale sur la région Midi-Pyrénées et le massif Pyrénéen- SEATM, Mémoire de DESS « Sport, Tourisme et Développement Régional », Toulouse, novembre 2002.


12 octobre 2016
Alternatives Economiques n° 361 - octobre 2016 par  Romain Renier



17 octobre 2016

France Culture. La Fabrique de l'Histoire; Histoire des loisirs 1/4 29 juin 2009

Chalet Pointu, 2013


Centre Pompidou. Cahier pédagogique 2005 par Ivan Mietton (auteur) et Marie-José Rodriguez (responsable éditoriale)
 Ce dossier réalisé à l'occasion de l'exposition rétrospective sur Charlotte Perriand en 2006, présente une étude approfondie de son travail et met en valeur tant l'architecte que la designer d'un mobilier original. Extrait du film "Charlotte Perriand et les Arcs", réalisé par Philippe Puicouyoul.


25 octobre 2016

Courrier International octobre 2016


29 octobre 2016

L'édito éco par jean Marc Vittori  France Inter 28 octobre 2016


24 décembre 2016

Joyeux Noël
un excellent documentaire

Documentaire de 2014
Pascal Carcanade et Laurent Cibien

 LCP Diffusé le 22/12/2016
Sotchi, février 2014 : pour la première fois dans leur histoire, les Jeux Olympiques d'hiver se déroulent dans un pays sans tradition de ski alpin. Tandis que l'industrie de la montagne se mondialise, dans son bassin d'origine, les Alpes occidentales, la croissance faiblit et le nombre de skieurs stagne depuis des années. 
Voyage dans les coulisses de cette industrie mondiale de la glisse. Les réalisateurs s'interrogent sur son modèle de développement particulier, qui s'est affranchi de sa condition originelle (la neige tombée du ciel). Leur enquête les mène en France, en Autriche, en Italie, mais aussi dans le Caucase russe, en Chine, en Afrique du Sud et même... en Belgique.
 
Ils rencontrent les entrepreneurs visionnaires du "snow business" : des gestionnaires de stations aux gourous du marketing, en passant par des scénaristes du milieu alpin.
Fuite en avant immobilière et bétonnage généralisé, surenchère technologique pour lutter contre le réchauffement climatique, transformation des massifs en parcs d'attractions réservés aux plus riches... Difficile de ne pas y voir le reflet d'un capitalisme prédateur transformant les espaces naturels en sources de profits. Au risque de donner envie de ranger les spatules à ceux qui ne sont pas prêts à tout pour continuer à faire du ski.

Diffusions sur LCP TNT

Diffusions sur LCP 100%

  • Mercredi 4 janvier 2017 à 22:07
  • Lundi 23 janvier 2017 à 22:03


11 Janvier 2017

origine https://www.domainepublic.ch/


8 février 2017
Eléments complémentaires sur le bilan 2016 pour les stations mondiales



Reportage France 3 Cote d'Azur diffusé le 22 mars 2013
Reportage Joëlle Ceroni, Serge Worreth et Pierre Maillard 



22 juin 2017

Séminaire « Que reste-t-il de nos stations de montagne ? »
Diversification des pratiques touristiques et sportives en montagne et reconfiguration territoriale en France et en Suisse 
Université de Lausanne Institut des sciences du sport de l'UNIL (ISSUL)
Université de Lausanne Institut de géographie de durabilité 
IRSTEA Grenoble






29 août 2017



Petits Rappels